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Mathilde Pineau

Mathilde Pineau

Directrice

Office de tourisme intercommunal du bassin Auterivain

Publié le 10 juin 2026

À une trentaine de minutes au sud de Toulouse, Mathilde Pineau défend dans ce bassin rural traversé par l’Ariège, lové entre coteaux et sentiers, une vision du tourisme fondée sur la proximité, la déconnexion et le temps retrouvé.

Prise de fonction : 20 mai 2025

Son job : Mathilde Pineau pilote l’office de tourisme intercommunal du Bassin Auterivain, qui couvre un territoire de 19 communes où le tourisme se pense moins comme une industrie de flux que comme un levier d’attractivité locale. L’office est un établissement secondaire de la communauté de communes du Bassin Auterivain, sous le régime d’une régie de service public administratif avec autonomie financière, mais sans personnalité morale. Installée dans le centre d’Auterive, ville-centre du territoire, la structure ne dispose pas d’autres bureaux d’information touristique et fonctionne avec une équipe légère : Mathilde Pineau est seule à l’année, épaulée par une conseillère en séjour saisonnière de mai à octobre.

Sa formation : Master Géographie, aménagement, environnement, développement (GAED), spécialité Culture, politique et patrimoine – Sorbonne Université, Paris. Classe préparatoire Hypokhâgne et Khâgne – Lycée Fustel de Coulanges, Strasbourg. Une formation, à la fois analytique et ancrée dans les enjeux contemporains des territoires, qui nourrit directement sa manière d’envisager le tourisme.

Son profil : Management, développement territorial, stratégie touristique, médiation patrimoniale, développement local, slow tourisme, coordination de projets.

Son parcours : dans le cadre de son master, Mathilde Pineau effectue un stage en 2021 au sein du Rize (centre culturel municipal « Mémoires et Sociétés » de Villeurbanne) en tant que chercheuse afin d’effectuer son mémoire sur le patrimoine industriel et l’appropriation des espaces de la mémoire, plus particulièrement sur l'ensemble industriel de la TASE (Textile Artificiel du Sud-Est) à Vaulx-en-Velin. Puis, elle enchaîne avec un service civique dans la même structure durant lequel elle participe à la mise en place d’une vingtaine de balades urbaines patrimoniales, passant de la recherche de partenaires au repérage des lieux et la documentation. Son service civique accompli, elle est ensuite chargée de projets culturels avec une mission centrée sur les mémoires ouvrières et migratoires de la ville. Puis, elle quitte le champ culturel pour rejoindre, en avril 2023, l’Office de tourisme du Bassin Auterivain comme conseillère en séjour saisonnière. Un an plus tard, elle est devient chargée de développement touristique avant de prendre la direction de la structure en 2025.

Le contexte de sa promotion : Mathilde Pineau a pris ses fonctions alors que l’office de tourisme du bassin Auterivain était en pleine période de transition. Après le départ de l’ancienne directrice en 2023, elle a partagé les missions de direction avec la responsable du service développement territorial de la communauté de communes. Dans le même temps, l’intercommunalité entrait dans une phase de renouvellement de son équipe politique et d’actualisation de son schéma de développement touristique. L’arrivée de Mathilde Pineau à la direction accompagne donc un double mouvement : stabiliser le pilotage de la structure et préparer une nouvelle feuille de route pour le territoire. Dans ce contexte, son profil apparaît comme une solution de continuité crédible, déjà familière des enjeux locaux, des partenaires et des attentes de l’intercommunalité.

Pourquoi c'est elle : Mathilde Pineau incarne bien le repositionnement touristique que veut porter le Bassin Auterivain. Son regard de géographe, sa sensibilité aux questions de patrimoine, sa première expérience dans la culture et son immersion progressive dans le fonctionnement de l’office composent un profil à la fois réflexif et très concret. Elle partage avec le territoire une même logique de modestie active. Elle n’envisage jamais le tourisme comme une mécanique de volume ou un simple outil marchand, mais comme un levier d’attractivité, de vitalité locale et d’intérêt général. Cette manière d’articuler habitants, visiteurs, paysage, économie locale et qualité de vie fait d’elle une directrice en phase avec le projet que le Bassin Auterivain cherche aujourd’hui à affirmer.

Sa feuille de route : Mathilde Pineau incarne bien le repositionnement touristique que veut porter le Bassin Auterivain. Son regard de géographe, sa sensibilité aux questions de patrimoine, sa première expérience dans la culture et son immersion progressive dans le fonctionnement de l’office composent un profil à la fois réflexif et très concret. Elle partage avec le territoire une même logique de modestie active. Elle n’envisage jamais le tourisme comme une mécanique de volume ou un simple outil marchand, mais comme un levier d’attractivité, de vitalité locale et d’intérêt général. Cette manière d’articuler habitants, visiteurs, paysage, économie locale et qualité de vie fait d’elle une directrice en phase avec le projet que le Bassin Auterivain cherche aujourd’hui à affirmer.
Sa feuille de route : Mathilde Pineau prend la tête d’un territoire qui n’entre pas spontanément dans les catégories touristiques les plus visibles, et c’est précisément ce qui l’intéresse. Le Bassin Auterivain n’a ni grands monuments iconiques ni image installée de destination de séjour, mais il possède autre chose : une capacité à offrir des expériences proches, simples et apaisées, à rebours des destinations saturées. « Le tourisme, c’est aussi toute une multiplicité de dimensions », rappelle-t-elle, pour défendre une lecture plus large et plus territoriale de l’activité touristique.
Sa priorité consiste à inscrire le tourisme dans une logique de développement durable et de proximité. Dans un contexte environnemental et économique contraint, elle veut faire du territoire un espace de respiration pour des publics essentiellement départementaux et régionaux. « L’idée, c’est de proposer aux habitants, aux voisins et aux visiteurs des expériences proches de chez eux, qui leur permettent d’avoir une véritable expérience de déconnexion », explique-t-elle, dans une formule qui résume bien sa vision du slow tourisme.
Pour cela, elle s’appuie sur les atouts les plus tangibles du Bassin Auterivain : la nature, le calme, la rivière Ariège qui traverse le territoire du nord au sud, les coteaux, la randonnée, les hébergements paisibles et une offre de loisirs de pleine nature en progression. Canoë-kayak, accrobranche, activités de plein air, espaces de respiration : le territoire entend valoriser ce contre-pied assumé des destinations surchargées, en faisant du temps long et de la déconnexion non pas une faiblesse, mais une promesse.

La feuille de route passe aussi par les mobilités douces. Mathilde Pineau travaille, en partenariat avec la responsable du développement territorial de la Communauté de Communes du Bassin Auterivain, au développement de l’itinérance pédestre et de la randonnée, mais aussi à une meilleure connexion avec Toulouse, grâce à la présence de trois gares SNCF sur le territoire. « Nous essayons également de faire en sorte d’attirer une population toulousaine pour venir sur le territoire en transport en commun », souligne-t-elle, tout en reconnaissant que le développement d’une offre cyclable reste plus complexe à mettre en œuvre, notamment pour des raisons budgétaires.
Autre chantier clé : la lisibilité de la destination. À son arrivée, elle note que l’office de tourisme souffre d’une identité de territoire peu compréhensible, tant sur le plan sémantique que visuel. Elle engage alors un travail de remise à plat de l’image touristique locale, avec un nom plus simple, une identité visuelle retravaillée et une charte graphique recentrée sur les grands marqueurs du territoire, du bleu au vert, en référence aux espaces naturels et à la rivière. « Nous avons reposé à plat l’identité visuelle de la destination », résume-t-elle, avec l’objectif de rendre enfin le territoire plus identifiable pour les visiteurs comme pour les habitants.
Cette restructuration passe enfin par de nouveaux outils. Un magazine de destination est en préparation, pensé autant pour les habitants que pour les visiteurs, tandis que cette nouvelle identité doit désormais servir de base à de futurs projets d’attractivité touristique et d’accompagnement des porteurs de projet. « Nous voulons inscrire le tourisme dans une vision plus large, au croisement du développement local, de l’image territoriale et de la mise en réseau des forces déjà présentes » conclut-elle.

Son N+1 : Cathy Hoareau, présidente de la communauté de communes du bassin auterivain et maire d’Auterive et Émilie Freyche, Vice-présidente en charge du tourisme

Sa bio express : 28 ans.

Ce que l'on dit d'elle : pour Mathilde Pineau, l’intérêt général prime avant tout. À ses yeux, le tourisme ne peut plus être pensé comme une grosse machine marchande uniquement tournée vers le profit ; il doit devenir un moteur pour le territoire, l’attractivité locale, les petits producteurs, les commerçants et plus largement pour la vie collective. Ce discours laisse apparaître une professionnelle attachée à l’humain, mais aussi profondément attentive à la manière dont un territoire se construit, se raconte et se rend vivable. Chez elle, la conviction intellectuelle n’efface jamais la dimension concrète du terrain.

Ce qu'on ne sait pas d'elle : originaire de Saint-Étienne, Mathilde Pineau profite de son temps libre pour découvrir la région toulousaine et les territoires voisins. Elle randonne beaucoup, notamment dans les Pyrénées et le Tarn, avec ce même goût pour les paysages, les lignes de relief et les expériences d’immersion qui irrigue aussi sa manière de penser le tourisme.

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